correspondance
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Réveil Ce matin, je me suis réveillé avec cette impression étrange, que ma vie ne recommencerait plus comme tous les autres matins, journées rythmée et ballottées dans un ronron quotidien, débordantes d'ennui jusque tard dans la nuit Sans jamais avoir cessé de jouer les empêcheurs de tourner en rond, ce matin j'ai voulu mettre de la distance entre moi et "je"; J'ai décidé de sortir de moi et de me mettre à courir loin de ma raison; je décide ainsi de franchir cette distance qui me sépare du danger et enfin d'oser, d'oser m'en aller, homme aux pieds fragiles, à la recherche de mon vrai moi. Pour se retrouver il faut savoir se perdre mais aussi bien chercher, Je m'en vais donc chercher mon véritable moi chez les autres qui me renverront fatalement à ma pauvre image. Je demande à la femme de ma vie ce qu'elle pense de mes élucubrations? Elle me regarde, amusée puis un petit peu inquiète, elle me demande: tu m'aimes? Je me rends compte qu'il ne me faudra pas aller bien loin pour me retrouver à travers l'autre, car il n'y a pas plus belle image que celle reflétée par l'être aimé. Mes pieds fragiles dans l'empreinte de ta marche me guident à grande enjambée vers cet ailleurs défendu dans lequel, pas à pas, nous réapprenons à marcher. J'avance avec toi, ombre de moi-même, chercher ma destinée, Je traverse la vie sur la digue de mes égoïsmes pour t’accompagner, dans le simple naturel d'une femme, arrachée au sommeil. |
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Correspondance épistolaire Fantasme littéraire, correspondance épistolaire, attente, Avalanche de mots griffonnés du poète et de l’amante, Riche de rêves et d’espoirs, sublimés, dans leurs écrits, S’échanger leur intimité dans une lettre, qui les réunit.
Au détour des phrases anodines, leur passion se délie, Voyage sur les lignes des signes invisibles de l’envie, Les cœurs, ouverts, veulent combler le manque cruel De l’exil forcé, dans la promesse de se rester fidèles.
Griffes suggestives couronnant leur tendre communion, L’effet magique de la lecture ensorcelle les êtres aimés, Comme s’ils raturaient d’une même main, leur brouillon, Pour un courrier exhalant qu’ils ne se sont jamais quittés Pénible attente J’attends les jours, je compte les heures, Lents égarements égrenés au fil du temps, Invisibles secondes martelant mon cœur, Ton amour précieux est mon seul présent. - Horloge déréglée aux regrets de mes soupirs, Son aiguille s’est plantée dans mon désarroi, Me figeant dans une perspective d’avenir, Ma vie n’a de sens, que, si tu es avec moi. - Mon soleil embrase ta neige enchanteresse, La pénible attente hante mon impatience, Mon vertige a la langueur de tes caresses, L’éternité au miroir de notre appartenance. Impudeur Saisir l'instant, être cette rime se posant sur votre sein,
Une si belle flamme offerte pour mon sexe en feu,
- Si vous abandonnez votre peau à l'archet de mes doigts,
Si belles sont les pétales roses de votre fleur offerte. - La plume du poète caresse des labyrinthes obscurs,
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