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Pensée échouée sur les récifs d'une âme décolorée par l'alcool et la luxure, exprime dans un souffle érotique, les fantasmes de la condition humaine. Le regard du moi se confond dans la volonté de vaincre les interdits, effort de volonté stérile qui désavoue la pluralité des désirs non consommés, le sens perd son signifié, l'acte gratuit devient valeur d'être, passion inutile ou échec de la conquête? Illusoire victoire d'un combat démesuré, l'ambition maîtresse s'est prostituée et nos pensées deviennent ces monstres privilégiées qui ne cessent de s'accoupler dans le "je" stérile de l'ego possessif. Horizon des voyeurs, sève précoce des penseurs, l'esprit divague sur la mer des désirs, rescapé d'un long naufrage, sur le rythme de son vécu, nous dévoile un accord inattendu, l'onomatopée.
L'hôte inattendu, l'imprévu La création en littérature, le sentiment invincible devant les dangers de l'esprit que l'idée par miracle trouve sa signification dans l'étendue des possibles La poésie en jouant, sur les sens et consonances des mots abstraits pour séduire cet "autre" imaginaire, illustre bien le chant des signes de notre univers intellectuel. Passer d'un état de déséquilibre de la pensée, à un nouvel ordre logique, voilà la magie de l'écriture. Une logique guide donc notre inspiration mais s'efface devant l'imprévu, qui la maintient. Devant les grands systèmes de conversion des signes, on baptise cet imprévu, Amour.
La parole perdue. L'homme perdu dans les profondeurs de son moi, n'offre plus qu'une impression de vide en soi L'épouvantail fait un signe, les oiseaux se moquent de lui. Prends ta tête à deux mains et fracasse le mur du silence. Un son dans un cri, un craquement sec, l'arbre aployé sous la chute du corps. Sous l'orage, le tonnerre a parlé, sur la terre, un nuage a pleuré. Dans les vases tourmentés, se noie le poison d'une fleur. Ton enfance apatride, ta mère de sang, ton frère courage, tous ceux là qui t'invitent à la misère. Sur le pont, déchaussé, marchait un clochard. Enfonce ta fourchette dans la chair froide de l'oubli et ramène à la surface les déchets non mâchés de l'angoisse. Dans les phrases fastidieuses aux noms pointus, j'aperçois l'impondérable du mot. O langage, sois mot et tais toi. Le fantasme est une parole perdue. --------- Aujourd'hui, parole muette, effacée, figée dans sa neutralité présente. Langage oublié, parole impersonnelle, mots morts vidés de leur puissance métaphysique, cerveau utilisant pour se prévoir sans vie, les signes, sortis du nulle part, exprimant par à-coups le régnant feutré d'une extase dont le miel nocturne achève de sécher. Dans sa fiction représentative, le mot se heurte aux fantômes de l'innomé, de sa substance fiévreuse, il donne naissance à une torture psychique, à des maux de tête. Le mot, masque de l'acteur sur la scène des dires, Le mot, fruit pourri, tombé de l'arbre de vie, Absorbe-le, et il réapparaît dans les racines du souvenir. Le mot, situationniste, limité dans sa temporalité, Le mot, source des maux du langage, Pénètre-le, afin d'en sonder la profondeur, Qu'il ne soit plus qu'une vibration dans le souffle profond de l'authentique communication. |
Écrire, n'est ce pas la négation de la vie ou l'acceptation de la mort ? Se servir d'adjectifs pour colorer les phrases, enjoliver la réalité. Beauté apparente du mot trompeur, se dénoncer dans la lumière brûlante du soleil, dans l'âme endormie d'un vagabond, dans les rêves évanouis d'une génération, silence........Les mots mesurent la distance qui se rapproche de toi......Alternative, ne vaut-il pas mieux vivre sa vie que plutôt la décrire? Écrire, joli titre pour l'auteur d'un recueil, un nom, une étiquette sociale, un livre. Manipulé par les doigts cupides d'éditeurs, l'oeuvre n'appartient plus à son créateur,elle est l'autre, à vendre : l'intérêt du savoir, le commerce des idées. Autorité du langage, la parole est pouvoir, alors pourquoi écrire, si parler, c'est déranger, vaut-il mieux se taire ou se faire enfermer dans un livre? À l'écrit abandonné, mon esprit se livre, Dans l'oeuvre envisagé, mon image se recueille, Des mots subversifs! le procès verbal. Dans le volume relié, la parole liée.
La Marseillaise, - Est-ce un crime de lèse-majesté quede dire que ton chant est dépassé ? Marseillaise, il est temps de déposer à terre ton étendard sanglant, La France n’est plus en guerre et dans un nouvel élan de fraternité, Des voix doivent se soulever, te réinventer aux lèvres de nos enfants. _ L’on s’étonne que tu sois sifflée et même huée dans les stades sportifs, Mais à quelle réalité correspond, aujourd’hui, notre bel hymne national, L’on défend nos valeurs sur une clameur de révolte ou d’un cri offensif, Aujourd’hui, qu’un sang plus pur abreuve notre présence internationale. - Loin des phalanges mercenaires qui terrasseraient nos fidèles guerriers, Un appel à la joie, à l’amour, à fraternité et à la paix se doit s’entendre, Allons enfants de la patrie, déposons les armes sur ce glorieux passé, Car France, nous savons que la chair de ton esprit est bien plus tendre.
Nausée existentielle Je ne m'appartiens plus. Évaporé dans une sorte de nausée existentielle, je fais voler ma tête en éclats. Acharnement thérapeutique de la bêtise humaine, réalité surfaite d'un monde imbécile où le règne de l'ego devient loi, non, on ne s'appartient pas, comme la femme que l'on aime ne nous appartient pas, comme, la nature, le monde, bref, la vie, rien ne nous appartient. Que de vanité stérile jaillit de nos sexes érectiles pour donner si peu d'amour ! On se veut homme, on n'en est pas moins plus bête que les animaux, de notre soi disante supériorité à se savoir mortel, la mort créée notre théologie ou notre déterminisme, et ainsi, au lieu de profiter de nos instants comptés sur notre terre, nous faisons tout pour abréger notre existence et celle de nos voisins. Que de souffrance et de conflits inutiles pour des bouts de territoire, des fragments d'idéologies nationalistes! Ces luttes intestines qui font vomir nos tripes, ce sang versé, coagulé dans le devenir des grandes nations, ces guerres spectacles, aseptisées, projetées sur nos petits écrans, enfin ces milliers de morts d'innocents qui restent néanmoins complices et coupables des systèmes de répression, ainsi, jusqu'où irons nous dans la régression? De ces éclairs fulgurants de lucidité à briser notre vie en éclats, de ce puzzle déchiqueté d'une vie à l'emporte pièce, où sont passés les morceaux de nous même qui nous ramèneront enfin à notre véritable dimension, la dignité humaine. La révolte La révolte, conscience refusant le partage d'une illusion,vraie dans sa violence, insoumise dans ses désirs, rebelle dans ses instincts, s'engage au combat de la réaction face à l'oppression. Entre la soumission et la torture, la liberté apparaît au réveil suicidaire. Engagé, sur les chemins du langage intérieur, l'homme luttecontre l'hypnose absurde d'un État aliénant.. Acteur dans le théâtre de la société, il dénonce le jeu figé de son rôle imposé, où, élément plastique, dans la construction éphémère d'une maquette en plastique, on le fond dans le moule étatique. Ce que l'homme reçoit et combat, ce ne sont pas les propres visions de sa pensée, ce qu'il défend, c'est sa liberté d'être. La révolte condamne toute compromission, de la faiblesse dans la conciliation entraîne une attitude de soumission, nous sommes à la fois, complices et coupables du monde et de sa situation. N'ayant point rempli l'espace vide du compromis, l'égalité entre le silence et la violence, l'effacement progressif de son individualité fait de l'être révolté un citoyen robotisé |
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En finir avec le mensonge ! La maladie en embuscade, guet-apens du mal d’être
Aux contours des yeux, le regard vieilli,
L’obscurité est en proie avec l'éternité,
Le "je" de l'écoute, c'est la musique de l'autre pour soi. J'entends et ne reçois pour ne comprendre enfin, qu'une partie de moi-même, entrevue par l'autre. La représentation de mon être est l'image que je donne aux autres, image, désirante de s'agrandir sur la scène des dires. Dans l'ordre de l'univers, le facteur temps disparaît, sous l'appel d'une écriture parallèle, ayant pour elle-même, la volonté de s'élever dans une parole d'éternité |
L'inspiration La poésie pose, là, où la prose déshérite la consonance, L'amour brode les poèmes de son fil d'or, conducteur, Rien ne sert de dissimuler, la pluie effeuille les fleurs, Résonne dans un air dolent, le secret d'une confidence.
Je trébuche sur mes vers comme un accord de principe, La rime n'est pas une fatalité, à chacune, sa chute, J'entends des voix dans mon cerveau, mais, chut ! Ce que j'ai aimé, je commence à le prendre en grippe. - Que j'absorbe la douleur dans une médecine douce, Ou bien, la rejette dans un tournis de feuilles mortes Les sensations ne sont plus les mêmes, que m'importe, J'attends un signe, que l'amour vienne à ma rescousse.
Le sommeil étreint l'absence dans un drap de vigueur, Vision floue, au fur et à mesure, que je deviens vieux Imaginaire, offre-moi des images souriantes des cieux J'ai charmé mes yeux tristes au corps de ta splendeur. _____________________________________________________________________ Esseulement
Les ailes étendent leurs voiles sur la plume des songes, L'oiseau rieur échappe aux fusils pointés des chasseurs, En marge de la vie, la voix chantante d'un autre ailleurs Invite le poète à roucouler sur l'air de vieux mensonges. - Vérités naïves, étoilées dans l'espace aménagé de la poésie, Exclamations rayonnantes au miroir déformé de l’illusoire, L'idéal de beauté s'inspire de l'amour tel un désir d’infini, Que de poèmes mutilés pour une romance pleine d’espoir ! - J'ai couché ma tête par terre et tourné mes yeux au plafond Hérésie dans ce que j'écris sur l'immatériel parfum de rose Il ne sent pas bon ! Ici, un ciel blanc de béton pour horizon, Je ne suis plus un enfant et la vie m'est devenue morose. - Au dernier étage de l'immeuble, une vielle femme pleure, L'ascenseur crado est resté bloqué dans la cage d'escalier, Une fumée suspecte parsème dans l'air d'étranges vapeurs, Je n'éprouve aucune nostalgie dans les lézardes de ce passé |
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