poésie d'un poème pour rêver

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Poésie illustrée, textes d' Alain Meyer-Abbatucci, peintures de Carlotta Irma Preo.  Symbiose de l'art et de l'amour, où la révolte et le désir se fondent dans l’alchimie du verbe. 

       
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  poésie la belle ophélie        Ophélie, hommage à  Arthur Rimbaud

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Après mille ans d'errance

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La nuit,

 je visite un étrange tombeau,

L'ombre mystérieuse d'Edgar Allen Poe

M'invite à partager

les vers du squelette

D'un jeune poète, Arthur Rimbaud.

 

Maléfice de la vie, morves du chagrin,

La  poésie digère le parjure sincère,

La belle Ophélie en sera le refrain,

Il m'offrit des rimes de son enfer.

 

Hasard de la vie, j'ai rencontré son Ophélie,

La muse idéale pour une exaltation cruelle,

Que pouvais-je espérer de ce fantôme maudit?

Que du chagrin assassin, une amertume réelle.

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 Crée par Marin Karmitz, MK2 reste le symbole

 de la production et de la distribution de films exigeants,

prouvant à une industrie de plus en plus formatée

qu'œuvre d'art peut encore rimer avec divertissement.

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La belle Ophélie

 

 Après mille ans d'errance sur le long fleuve noir,

Répondant au chant mystérieux, déchiré, du poète,

La douce Ophélie est réapparue, astre d'or, un soir,

Enveloppant des ses longs voiles blancs, le coeur esthète,

Pour lequel, une nuit, elle noya un profond désespoir.

-

Maintenant, radieuse Ophélie, son amour éclaire ma nuit,

De ces fleurs que tendrement, je cueillis, comme un lys,

Sur l'eau verte, son parfum, si pur, encore, me poursuit

Tel un frisson nouveau sur mon âme chagrine, elle glisse

Sans bruit, ta longue chevelure sur ma peine enfouie.

-

O ! Voilà, sortie des eaux, métamorphosée ma belle Ophélie,

Sous la libre et spectrale apparence d'un amour revenant,

Qui, dessine d'étranges portraits, avec la chair de son esprit,

Et, des tableaux épouvantant la passion bleutée, restant

De son passage, où, fantôme blanc, elle flottait dans l'infini.

-

J'implore de sa beauté céleste, l'amour surhumain,

Guettant sur le rivage des morts, sa tendre apparition,

Qui, d'un lys, envoûté, sur mon espoir nuageux, viens

Guérir l'incurable obsession de ma sincère affliction.

-

Autour d'Ophélia, l'ombre est étoile, son pâle visage

Illuminé de la splendeur intérieure d'un paradis interdit

Reflète de sa vie d'aventures, l'initiatique voyage

De ce lys d'eau, rempli des embruns de ma vie,

Le poète et la muse, enfin, réunis, heureux ménage !

Ici,

Mes larmes de chagrin n’ont pour consolation que sa main

Qu’elle pose, légère, sur mon front, en guise de pardon,

Et, moi, homme aveugle pour qui elle a lié son destin

Dans les soupirs infinis, je murmure son triste prénom,

Ophélie.

Amant pâle, se pâmant aux feux de son levant,

Renaissant, à l'apparition de sa bien aimée,

Elle repeint la noirceur de mon âme d'un fond blanc,

Ainsi, elle est venue me retrouver,

Mais, j'y songe, alors, suis-je bien mort ou vivant?

Qu'importe, notre amour, comme un lys, flotte, hors du temps.

Nostalgiques rimes pour son âme

Dans ce fleuve d’éternité, qui, l’a emporté, un soir,

 Recouvrant mon âme d’une amère mousse noire,

 Là, où, brillent les étoiles, danse la triste Ophélie,

 Et, sur les algues vertes, en écho, la lune fleurit.

-

Flotte un parfum de sang sur ma mélancolie,

L’eau se pourpre de son reflet de rêve infini,

Je me mire dans ce miroir, je vois un assassin,

J’ai tué, en son sein blanc, l’amour du destin.

-

Sur l’onde calme, le flot, toujours, murmure

Que, son amour brisé vient de la mère nature,

J’entends, le cœur perlé de ma belle Ophélie

En un reproche muet, renoncer à toute vie.

-

Dans ce fleuve de chagrin infini, qui l'accompagne

 Entraînant Ophé, loin de moi, J'abandonne une larme,

Tant, je suis triste de  perdre,

Cette fatidique compagne.

Son absence revêt sa présence et, ainsi, me désarme.

-

Un souffle de liberté, élancé dans son front

A soulevé les voiles de mon sincère repentir

Les ailes de la vie, soufflant à Ophé, de partir

Et, d'affronter l'ineffable destin sur d'autres fronts.

                 

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