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poésie de poèmes illustrés

Poésie illustrée, poèmes d' Alain Meyer-Abbatucci, peintures de Carlotta Irma Preo. Symbiose de l'art et de l'amour, où la révolte et le désir se fondent dans l’alchimie du verbe.

De nombreux liens permettent une navigation sur l'ensemble de l'oeuvre littéraire et poétique d'Alain Meyer-Abbatucci.  

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La rime aux habits du dimanche

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Bonne et mauvaise poésie pourrait-on dire a toujours existé,

Que de fioritures superficielles  pour l’ornement dune rime,

Près du poète du dimanche, un dictionnaire de synonymes,

Qu’importe le fond et la douleur, il ne s’émerveille que du reflet ! !

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Voix  joyeuse, que d'ajouts inutiles pour si peu de déflagrations,

Reste sur ta balançoire enchantée, mais cesse de chanter,

Le ver gâteau sorti de ta panse me fait ravaler mon indignation,

Le silence est bien plus mélodieux que ta digestion éthérée.

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Evitons ces breuvages, ces mets trop douillet,

Cette poésie a la rime pauvre des vils et doux,

Sans effets, elle ne me fait même pas bander mou,

Sans pincement, elle ferait mieux de se cacher !

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Quatrain à quatre sous,

  la rime aux habits du dimanche,

Joue sur les  primevères et sur les bonnes consciences,

Oublie le frère  qui tend  la main, en faisant  la manche,

Loin du sordide, elle ne s’écorche pas dans la confidence.

  


Cinéma

Spectateur et  figurant complice de notre double,

Acteur, dans le synopsis de la condition humaine,

Nous déroulons la  pellicule de notre destinée,

Nous, nous faisons notre propre cinéma,

Vision insensée, qui découpe la vie,  

Sur l’amorce noire d’une réalité surfaite.

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Je, est cet « autre »projetésur l’écrandes fantasmes du moi,

L’image en mouvement est un voyage temporaire,

Dans la fugace vérité de savoir que

Toute histoire s’achève par le mot fin,

Mais le spectacle reste permanent,


Fait divers, faits d’hiver.

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Une femme, aux États-Unis, accouche, menottée,

A  Paris, un homosexuel agressé est brûlé, vif,

Une enfant, enlevée, a été retrouvée, violentée,

La violence est au cœur des systèmes répressifs.

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Sociétés perverties au système malade, vos lois

Trop et si mal appliquées face à votre décadence,

Juste un fait d’hiver et trois petits pas de danse,

Les coupables, montrez les moi, donc, du doigt!

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Sévir ou punir mais doit on vraiment choisir?

La brutalité incite le comportement  agressif,

De cette arme, les régimes vont se nourrir

Pour inciter la révolte, être moins permissifs.

Dans ce livre ouvert

Dans ce livre ouvert, au bord de la fenêtre,
Je caresse du doigt les lèvres de votre visage,
De votre emprise, je ne peux me soustraire,
Et, se révèle toute votre vie, au fil des pages

Vous étiez musicienne et donniez des concerts,
Du monde entier, les gens venaient vous applaudir,
Puis, vous vécûtes un véritable enfer, le cancer,
Cette maladie qui n’a cessé de vous faire souffrir.

Votre sombre chevelure sur un piano désaccordé,
Cette tristesse s’échappant sur des notes d’adieu
Et, dans ce chapitre où votre douleur m’est contée,
Vous n’aviez plus d’espérance même pas en Dieu.

Puis, soudain, ô miracle de la vie, vous fûtes sauvée!
Je crois que c’est un poète qui croisa votre chemin,
Il posa une rime de bonheur sur ce qui vous rongeait,
Et, de nouveaux arpèges soulevèrent vos douces mains
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Féminité dévoilée

 

Jolie immigrée prise entre voile et viol

La cité male t’impose sa loi, au vitriol,

Si tu te promènes, la tête découverte

Dans une tournante, on te fera la fête.

 

Sous le prétexte, tu ne te respectes pas,

On te considère comme une fille facile,

N’oublie pas qu’ici, c’est comme là bas

Tu dois être obéissante, bien docile.

 

Dans cette cave où tu vis un calvaire

Ils n’entendent pas ton cri, tes frères,

Oubliant qu’ils déshonorent leur mère,

Et, son amour qui les a portés sur terre.

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  Les lèvres du passé

Embrassent le présent

Dans l'anarchie du vide.

Le temps a fui devant eux.

 

Résonne l'écho morbide

De ce baiser volé,

La vie a fui devant eux.

 

Fusion d'une foi retrouvée

Se nourrit le destin

Du fruit de ce péché.

Le plaisir afui devant eux!

De la nuit des temps

Plongé dans le ventre,

Informe du néant

L'enfant a fui devant eux.

 

Sans domicile fixe

 

Les SDF, dépourvus des biens de la terre,

S’échouent sur les trottoirs du désespoir,

Leur vie devient un âpre combat de vin,

Pour échapper à la solitude suicidaire.

 

Victimes déportées de leur propre guerre,

Succombant à la fragilité du destin,

En haillons, ils revêtent encore l’espoir

De trouver l’ultime abri dans leur misère.

 

Le monde endurci devient otage

De ses proscrits, à l’allure maladive,

L’on peut entendre dans leurs sillages,

L’écho de notre société en dérive.

 

 

 

     

             

                 

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